Il y a des jours comme ça, où tout va bien, on se sent revivre, la vie n’a jamais été aussi belle, et il y a des jours sans.
Jusqu’au jour où j’ai connu cette fille qui m’a brisé le coeur, ce coeur qui reste toujours sous morphine, j’avais atteint un niveau de confiance en moi quasi-intouchable, je me sentais fort. Mais depuis cette love story, rien ne va plus, je n’arrive plus à la retrouver, pourtant j’ai cherché partout dans ma chambre, mais rien à faire, elle reste introuvable.
Il m’arrive de plus en plus de vouloir très fort une chose, de vouloir changer la déco de ma chambre, une partie de ma garde-robe (on ne se moque pas, please), et dans la minute qui suit, je ne veux plus rien faire, je veux rester comme ça, tel un loser. Moi qui prône le changement tous les jours, qui essaie de bousculer les habitudes d’autrui chaque jour, je reste dans l’immobilisme le plus total.
J’ai une réponse à toute cette merde qui trotte dans ma tête : je souhaite la perfection dès le premier, dès la première fois. Je ne veux pas faire d’essai, car il me faut le meilleur dès maintenant. Et je me rends compte que ce souhait n’est pas possible dans un monde fait d’imperfections, où l’on grandit à mesure des erreurs commises sur le chemin de sa destinée (détrompez-vous, je ne crois pas en Dieu !).
Je vais essayer d’écourter ce post : je pense que cet état d’esprit est néfaste dans ma vie, qu’il ne m’apporte rien de positif, à part de l’immobilisme le plus total que ce soit dans mes actes, dans les écritures de mon compte en banque, et même dans ma vie sentimentale inexistante aujourd’hui, mais qui veille au grain… L’être humain est complexe, trop complexe.
(ça fait du bien d’écrire quand quelque chose ne va pas : une vraie thérapie de l’esprit et en plus ça coûte même pas un rond !).