Sur la courbe de mon moral, qui vacille de jour en jour, entre pics et retombées fracassantes, (bientôt sur ce blog un graphique pour donner une image à tout ces mots) faire le ménage tout à l’heure m’a un peu apaisé (en fait pour ne rien vous cacher, j’ai fais la vaisselle et passer un coup de serpillière en vingt minutes top chrono) (non, je ne regarde pas l’émission c’est du propre).
Bref, tout ça pour vous dire que je deviens borderline.

J’ai envie de faire pas mal de chose ces temps-ci, des choses paradoxales en soi :
- acheter deux pantalons dont un bleu marine (vive le bleu marine !)
- acheter deux paires de chaussures
- continuer à écrire mon bouquin, mais vraiment intensément
- rencontrer une fille
- faire la fête
- gagner encore plus d’argent
- partir loin, en laissant tout derrière moi : une nouvelle vie
- sortir avec une fille
- embrasser une fille
- faire l’amour à une fille
Et comme promis, je vais vous raconter ce qui m’est arrivé vendredi après-midi dans le tramway, de retour de la fac.
Le tram arrive, je rentre avec deux copains, et juste en face de nous, il y a une fille blonde, les écouteurs dans les oreilles, elle nous regarde rentrer. Les portes se ferment. Nous sommes partis. Je la regarde plus longuement, elle sent mon regard, et lève les yeux jusqu’aux miens. Je vais détourner mon regard à chaque fois qu’ils se croiseront, je suis intimidé, et en même temps très ravi qu’une personne fasse attention à moi. Elle rigole avec un monsieur qui a failli l’écrabouillé au démarrage du tram. Je la regarde. Elle me regarde. Nous descendons au même arrêt. Je n’ai soutenu aucun de ses regards durant tout le trajet. Elle sort et s’en va à droite. Je m’en vais à gauche. Je me retourne et la regarde partir. Pourquoi je ne l’ai pas rattrapé ?
P.S. : le plan Paulson vient d’être rejeté par la Chambre américaine des représentants. Où va le monde ?